28 décembre 2008
Ce que t'es belle
La nuit dort doucement sur toi
La lune se reflète sur ta peau
comme si elle te serrait dans ses bras
Ce que t'es belle, jamais je n'ai vu un tableau aussi beau
La plus magnifique des roses
N'arrive à t'égaler
Tu dors près de moi, c'est l'apothéose
Ce que t'es belle, mon regard je ne peux détacher
L'ombre et la lumière peuvent s'affronter
Jamais ils ne pourront te dissimuler
Leurs manteaux n'atteindront jamais tes coteaux
Ce que t'es belle, gracieuse encore plus que le plus charmeur des oiseaux
Je suis amoureux de tout de toi
De ton cœur, de ton corps, de ta peau
J'aime chacune de tes pensées
Ce que t'es belle, quand on peut se les partager
Dors ma belle, douce sarcelle
Que tes rêves me portent sur le bout de leurs ailes
Laisse-moi t'aimer encore un bout d'éternité
Ce que t'es belle quand je peux t'aimer
La différence d'âge dans un couple...acceptée que si ce sont des stars concernées?
Jean-Jacques Goldman a 57 ans (bientôt 58), il est remarié à Nathalie Lagier qui a 28 ans de moins que lui, il l'a épousée en 2001, et l'a connue alors qu'elle avait 16 ans et lui 44 ans, c'était une de ses fans et à l'époque JJG était marié à Catherine. 3 enfants sont nés de son premier mariage avec Catherine, 3 enfants avec Nathalie (voir photos ici).
Le voyez-vous dans les magazines "people"? Mène-t-il une vie de star? Allez donc voir son 3 pièces dans la région marseillaise. L'a-t-on accusé de détournement de mineur? L'a-t-on poursuivi? Ses fans l'ont-ils abandonné? Qui a osé juger cette relation "hors normes"? PERSONNE et tant mieux!
Céline Dion et René Angelil, 26 ans d'écart...Bon certes là on est déjà plus dans le "people" mais quand même, quelques éléments de réflexion : il l'a connue elle avait 13 ans! Qui a crié au scandale à l'époque? Céline Dion n'était pas encore une star...Ils se sont mariés en 1994. Céline a-t-elle perdu de sa crédibilité? Ses fans l'ont-ils boudée? Bien au contraire! PERSONNE n'a hurlé et tant mieux!
Demi Moore 45 ans et Ashton Kutcher 30 ans, Michael Douglas 64 ans et Catherine Zeta-Jones 39 ans, Johnny Hallyday 65 ans et Laeticia Boudu 33 ans (ils se sont rencontrés en 1994, calculez...), Bruce Willis 53 ans et Emma Hemming 28 ans, Claire Chazal 52 ans et Arnaud Lemaire 35 ans, Sharon Stone 50 ans et Chase Dreyfus 24 ans, Jean Pierre Pernault 58 ans et Nathalie Marquay 41 ans, Guy Carlier 59 ans et Joséphine Dard 38 ans, Jean Reno 60 ans et Zofia Borucka 37 ans, Gérard Depardieu 60 ans et Clémentine Igou 28 ans, Renaud 56 ans et Romane Serda 37 ans, Gérard Jugnot 57 ans et Saïda Jawad 35 ans...devons-nous continuer la très longue liste?
Oh oui, je sais, je connais l'objection habituelle : "mais ce sont des stars, ce n'est pas pareil! C'est des histoires de fric". Ah bon? Et pourquoi ce ne serait pas pareil? Demandez à Nathalie et à Jean Jacques Goldman ce qu'ils en pensent, et si leur amour est une "histoire de fric", y a de quoi se rouler parterre de rire et craignez leur réaction!
Deux êtres qui s'aiment pour de vrai (c'est pour cela que j'ai évité de citer les Madonna, Tom Cruise ou d'autres, quelque peu versatiles dans leurs amours...), quel que soit leur âge, qu'ils soient stars ou pas, peu importe! Aucune des stars citées n'a perdu de son aura du fait d'être avec quelqu'un de beaucoup plus jeune, aucune voix ne s'est élevée dans les milieux puritains et pubidonds si prompts à montrer celles et ceux qui vivent la même situation et n'ont pas l'heur d'être des stars.
Alors halte à l'hypocrisie, ce qui est tolérable pour les uns doit l'être pour tous les autres, n'oublions pas qu'avant tout nous avons affaire à des sentiments et à des ETRES HUMAINS, laissez vivre l'Amour!
A propos du pardon - Alice Miller
J'espère simplement que mon géniteur lira cet extrait et comprendra ce que j'ai vécu, alors qu'aujourd'hui il
me demande de lui pardonner...La résilience n'est, dans mon cas, possible qu'en évacuant cette partie de ma vie, car ce qu'évoque Alice Miller je l'ai traversé, à l'exception des formes de langages des symptômes qu'elle décrit (toxicomanie, psychose, délinquance...) auxquelles j'ai échappé, mais pour moi cela s'est traduit autrement dans le déroulement de ma vie.
Doit-on tout pardonner? Peut-on tout pardonner notamment quand il s'agit de sa propre famille? Est-il si facile d'échapper à la morale judéo-chrétienne? N'hésitez pas à donner votre avis et à commenter, merci d'avance!
"L'enfant maltraité et délaissé est totalement seul dans les ténèbres de son désarroi et de son angoisse, environné de mépris et de haine, dépouillé de ses droits et de son langage, dupé dans son amour et sa confiance, bafoué dans sa douleur, dédaigné, humilié, sans guide, sans nul soutien, aveugle, sans défense, et entièrement livré à la merci de l'adulte ignorant.
Tout son être voudrait crier sa colère, exprimer sa révolte et appeler
à l'aide. Mais cela, précisément, il n'en a pas le droit. Toutes les
réactions normales, prévues par la nature pour notre autoprotection,
lui restent interdites. En effet, à moins qu'un témoin ne vienne à son
secours, ces réactions naturelles n'aboutiraient qu'à accroître et
prolonger son martyre, voire, pour finir, à mettre sa vie en danger .
Aussi lui faut-il réprimer ce mouvement tout à fait sain: protester
contre un traitement inhumain. L'enfant tente d'effacer, de gommer
complètement de sa mémoire tout ce qu'on lui a infligé, afin de bannir
de sa conscience sa brûlante révolte, sa colère, sa peur, l'intolérable
souffrance - et, il l'espère, à tout jamais. Subsiste alors le
sentiment de sa grave culpabilité personnelle - même s'il n'a pas été
obligé de baiser la main qui l'a frappé et de demander pardon. Ce qui,
malheureusement, arrive plus souvent qu'on ne le croit généralement.
Chez les survivants de pareilles tortures, qui ont abouti à un refoulement total, l'enfant martyrisé continue cependant à vivre: dans les ténèbres de l'angoisse, de la répression, de la menace. Lorsque toutes les tentatives pour amener l'adulte à écouter son histoire ont échoué, il essaie de se faire entendre par le langage des symptômes, à travers la toxicomanie, la psychose, la délinquance. Cet enfant, devenu à son tour adulte, se prend à soupçonner l'origine de ses souffrances, et demande à des spécialistes si elles ne pourraient pas être en relation avec l'enfance; on lui assure dans la plupart des cas qu'il n'en est rien. Ou, si l'on confirme son intuition, on lui explique qu'il doit apprendre à pardonner, que c'est son attitude rancunière qui le rend malade.
Dans ces groupes fort connus où l'on propose une thérapie aux personnes en état de dépendance et à leurs proches, le mot d'ordre est toujours : Tu ne pourras guérir que quand tu auras pardonné à tes parents tout ce qu'ils t'ont fait. Même s'ils étaient tous les deux alcooliques, s'ils ont abusé de toi, t'ont battu, plongé dans un total désarroi, soumis à des exigences au-dessus de tes forces, exploité - tu dois tout leur pardonner, sinon tu ne pourras pas guérir. De nombreux programmes, baptisés thérapeutiques, ont pour principe d'apprendre dans un premier temps à exprimer ses sentiments et, simultanément, à tenter de voir ce que l'on a vécu dans son enfance. Mais, ensuite, il faut s'astreindre au " travail du pardon ", prétendument nécessaire à la guérison.
Nombre de jeunes patients, atteints du sida ou toxicomanes, meurent pendant qu'ils sont ainsi attelés à la tâche de tout pardonner, et ignorent qu'ils doivent mourir pour conserver intact le refoulement de leur enfance.
La plupart des thérapeutes redoutent cette vérité. Ils subissent l'influence des interprétations destructrices des religions occidentales et orientales, et prêchent le pardon aux anciens enfants maltraités. Ce faisant, ils enferment un être, emprisonné depuis ses premières années dans le cercle vicieux de l'éducation, dans un nouveau cercle vicieux dit thérapeutique. Ils le font tomber dans un piège d'où il lui sera pratiquement impossible de sortir. Le même piège que celui qui a jadis bloqué son mouvement naturel de protestation et provoqué ainsi sa maladie. Comme les thérapeutes, enlisés dans le système pédagogique, ne peuvent aider le patient à se délivrer des conséquences des traumatismes subis, ils lui offrent à la place la morale traditionnelle."
27 décembre 2008
L'Abeille - Paul Valéry
Quelle, et si fine, et si mortelle,
Que soit ta pointe, blonde abeille,
Je n'ai, sur ma tendre corbeille,
Jeté qu'un songe de dentelle.
Pique du sein la gourde belle,
Sur qui l'Amour meurt ou sommeille,
Qu'un peu de moi-même vermeille
Vienne à la chair ronde et rebelle :
J'ai grand besoin d'un prompt tourment :
Un mal vif et bien terminé
Vaut mieux qu'un supplice dormant :
Soit donc mon sens illuminé
Par cette infime alerte d'or
Sans qui l'Amour meurt ou s'endort !
Ho'oponopono (merci Aline de l'info)
Ho'oponopono est un mot hawaïen défini dans le dictionnaire hawaïen de Pukui et Elbert comme un "nettoyage mental : conférences familiales durant lesquelles les relations étaient rétablies par la prière, la discussion, la confession, la repentance, la restitution et le pardon mutuels."
Le terme a été rendu populaire en tant que forme de thérapie familiale ou personnelle.
Certains praticiens croient qu'il s'agit d'une ancienne pratique hawaïenne. La plus récente documentation d'une pratique appelée ho'oponopono vient de Mary Kawena Pukui (née en 1895), qui enregistra ses expériences et observations de son enfance dans son livre de 1958 (Handy & Pukui), ainsi que son étude scolaire Nana i ke Kumu [volumes 1 et 2] avec le psychiatre Dr. Haertig.
Pukui décrivit le Ho'oponopono comme une pratique de réunions de famille étendues pour essayer de "réparer" des relations familiales brisées. Les sessions de ho'oponopono traditionnelles incluent : "Prières, discussions, confessions, repentances, restitutions mutuelles et pardon."
Dans les années 1980, Morrnah Simeona développa ce qu'elle appela une version mise à jour du ho'oponopono qui se pratique par une personne seule et qui est intitulé "Self I-Dentity Ho'oponopono". Sa pratique continue d'être enseignée par ses étudiants à Hawaii. Selon Morrnah Simeona, ho'oponopono est un processus hawaïen de guérison basé sur les principes de responsabilité totale, en prenant la responsabilité des actions de tout le monde. Elle enseigna que si quelqu'un prend la responsabilité complète de sa vie, alors tout ce qu'il verra, entendra, goûtera, touchera ou expérimentera de quelque manière que ce soit sera de sa propre responsabilité car cela sera dans sa propre vie. La responsabilité totale préconise que tout existe comme une projection depuis l'intérieur de chaque être humain. Les problèmes ne viennent pas de la réalité externe, mais de soi-même et pour changer sa réalité, il est nécessaire de se changer soi-même.
26 décembre 2008
Australia
Un film à ne pas manquer si vous voulez voir l'Australie telle qu'elle était dans les années 30 (je ne m'attarderai pas sur l'histoire d'amour très cliché dans ce film), et peut-être découvrir que malgré son insularité, l'Australie fut attaquée par les Japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale (surtout la région de Darwin).
Le film a été tourné à l'entrée des Kimberley, près de Kununurra, superbe région que même encore de nos jours peu de gens ont traversée.
C'est enfin l'occasion d'ouvrir un peu le voile sur la société aborigène, sur la triste "stolen generation" où, par souci d'assimilation purement chrétien, les enfants métis aborigènes (mais aussi les enfants aborigènes non métis) étaient arrachés à leur mère pour être envoyés dans des pensions catholiques afin d'apprendre les "bonnes manières" des Blancs.
Ces faits durèrent même jusqu'en 1973 dans le Territoire du Nord (si, si).
Enfin pour ceux qui prendraient encore les Aborigènes pour des "sauvages primitifs", le film montre, sans trop caricaturer, quelques aspects du potentiel mental, psychique et spirituel de ce peuple, il n'y a pas d'exagération ni de "trucage" dans les scènes de télépathie, cela existe bel et bien chez les Aborigènes ayant conservé leurs traditions intactes.
En réalité, nous aurions beaucoup à apprendre d'eux, ceci dit sans aucune forme de condescendance mais à l'aune de ce que j'ai pu moi-même constater et ressentir à leur côté.
Les Aborigènes d'Australie
Il y a plus de 500 peuples aborigènes distincts en Australie,
généralement divisés en clans, chacun ayant sa propre langue et son
propre territoire. L'invasion qu'ils ont subi depuis la fin du XVIIIe
siècle a eu des conséquences catastrophiques.
Comment vivent-ils ?
La terre est absolument cruciale pour les peuples aborigènes, elle est
au centre de leur vie matérielle et spirituelle. Avant l'invasion de
l'Australie, la plupart des Aborigènes étaient établis le long des
côtes, en communautés semi-sédentaires qui vivaient d'agriculture, de
pêche et d'élevage. Les Aborigènes établis à l'intérieur des terres,
dans le bush et le désert, vivaient de chasse et de cueillette,
pratiquant une technique de brûlis du sous-sol pour encourager la
pousse des plantes préférées du gibier qu'ils chassaient. Ils
possédaient des techniques très évoluées pour trouver de l'eau.
Aujourd'hui, plus de la moitié des Aborigènes vivent en ville, très
souvent dans les périphéries, dans des conditions effroyables. Beaucoup
d'autres travaillent comme ouvriers agricoles dans des ranchs installés
sur les terres dont ils ont été spoliés. Nombreux sont ceux qui,
particulièrement dans la moitié nord du continent, ont réussi à rester
sur leurs terres en continuant à pratiquer la chasse et la cueillette
dans le bush.
À quels problèmes sont-ils confrontés ?
Depuis l'invasion britannique de l'Australie, les Aborigènes ont subi
la spoliation et la destruction de leurs terres. Jusqu'à 1992, la loi
britannique puis australienne concernant la terre était fondée sur le
principe de ‘terra nullius', c'est-à-dire que le pays était considéré
comme vide avant l'arrivée des Britanniques et, n'appartenant donc à
personne, il pouvait être légitimement conquis. La majorité des terres
doivent encore être restituées aux Aborigènes pour qui leur perte a eu
un effet dévastateur sur le plan social et démographique. Des milliers
de personnes ont succombé à des vagues d'épidémies lors des premières
invasions et beaucoup d'autres furent massacrés. Moins d'un siècle
après la première invasion de l'Australie, la population aborigène,
qu'on estimait alors à près d'un million, était tombée à 60 000. Puis
pendant la majeure partie du XXe siècle, les massacres généralisés ont
laissé place à une politique officielle consistant à retirer les
enfants aborigènes à leurs parents et à les placer dans des familles
blanches ou dans des institutions missionnaires dans le but d'effacer
toute trace de la culture et de la langue aborigènes. Aujourd'hui
encore, les Aborigènes sont toujours confrontés au racisme et à la
violence, et beaucoup d'entre eux vivent dans des conditions
matérielles déplorables. Conséquence directe de cette situation, leur
taux de mortalité infantile et de suicide sont très supérieurs au reste
de la population tandis que leur espérance de vie est beaucoup moins
grande. Ils constituent également une portion anormalement élevée de la
population carcérale. Bien que le principe raciste de ‘terra nullius'
fut définitivement annulé par un jugement marquant en 1992, le
gouvernement utilise tous les moyens pour faire obstruction aux
revendications territoriales des Aborigènes. Malgré les obstacles
placés sur leur chemin, certains peuples comme les Martu, en Australie
occidentale, ont réussi à obtenir des titres de propriété sur leur
terre.
25 décembre 2008
Joyeux Noël !
Joyeux Noël à chacune et chacun d'entre vous!
Que cette journée et cette soirée soient le prolongement naturel d'un bonheur que je vous souhaite présent et puissant.
Que les gens éloignés puissent se retrouver, que les malentendus puissent être dissipés, que les amours interrompus puissent reprendre leur envol, que la tolérance et le respect soient nos mots d'ordre en ce jour.
Que les aveugles voient enfin le jour et comprennent que parfois ce qu'ils croient vrai n'est qu'une fausse impression qui leur a été soufflée par d'autres ou par leur interprétation de faits.
Encore une fois, très Joyeux Noël !
21 décembre 2008
Solstice ou Saint Jean d'Hiver
Les Francs-Maçons fêtent les Solstices notamment le Solstice d'hiver
(21 décembre) ou Saint Jean d'hiver (24 ou 27 décembre). "Eclairés",
ils saluent ce moment où le soleil s'arrête (solstitium notamment par l'organisation d'une Tenue Solsticiale (il est parfois erronément question de Tenue Solsticielle).
Plus simplement, c'est à ce moment de l'année que le jour est le plus
court et la nuit la plus longue. A partir du Solstice d'Hiver, les
jours vont s'allonger et la lumière vaincra les ténébres. Le Solstice a
été marqué par des fêtes païennes (comme les saturnales romaines) en
l'honneur du soleil invaincu (sol invictus)
lié en particulier au culte de Mithra). Cette fête comme d'autres
festivités païennes a ensuite été assimilée par des religions comme le
christianisme (Noël). Ce n'est qu'en 354 que le pape Libère Liberus)
décida que Noël, jour de la naissance de Jésus, devait être fêté le 25
décembre.
La période de Solstice, c'est
également la Saint-Jean d'hiver (27 décembre). Il s'agit ici de Saint
Jean l'Evangéliste et non de Saint Jean Baptiste fêté, lui, au Solstice
d'été.
L'attribut de Saint Jean l'Evangéliste
est l'aigle. Pour les Maçons, Saint Jean l'Evangéliste représenterait
l'Initié. A noter qu'il fut aussi celui des Templiers et d'autres
ordres de chevalerie. Dans certaines Obédiences ou Loges qui utilisent
la Bible, le Volume de la Loi Sacrée est ouvert sur le prologue de
l'Evangile selon Saint Jean.
Originaire du village de Bethsaïde,
Jean était un pêcheur du lac de Tibériade comme son père Zébédée (qui
aurait épousé Salomé, la fille d'un premier mariage de Joseph) et son
frère Jacques. Ils furent des disciples de Jean le Baptiste qui déclara
: Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi. C'est Saint Jean Baptiste qui leur montra Jésus de Nazareth en leur déclarant : Voici l'agneau de Dieu. Jean et Jacques devinrent des pêcheurs d'hommes.
Jean est considéré comme "le disciple que Jésus aimait". Il put le
suivre sur la montagne du Thabor pour entendre une voix venue du ciel
dire : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute ma complaisance: Ecoutez-Le.
Le Christ le choisit pour s'asseoir à ses côtés lors de la dernière
Cène. Et Jean le suivit jusque dans la cour du Grand Prêtre lorsqu'il
fut arrêté. Fidèle d'entre les fidèles, il sera le seul parmi les
apôtres, au pied de la croix. C'est lui également qui fut le premier au
tombeau et découvrit les bandelettes sur le sol.
Selon une tradition, Jean vécut
ensuite à Ephèse avec Marie. C'est là qu'il écrivit le 4e évangile.
Pendant son exil à Patmos, il eut la révélation de l'Apocalypse (le
terme même d'apocalypse signifie révélation).
Saint Jean aurait été amené d'Ephèse à
Rome, chargé de fers, sous le règne de 'empereur Domitien. Il fut
condamné par le sénat à être jeté dans l'huile bouillante devant
l'actuelle Porte latine. Selon un site chrétien, il en serait sorti plus frais et plus jeune qu'il n'y était entré. Il serait décédé en 99 ou en 101.
Dans La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes (I. L'apprenti)
, Oswald Wirth note : Il (Saint Jean l'Evangéliste) personnifie
la lumière crépusculaire du soir, celle qui embrase le ciel lorsque le
soleil vient de disparaître sous l'horizon. Le disciple préféré du
Maître fut, en effet, le confident de ses enseignements secrets,
réservés aux intelligences d'élite des temps futurs. On lui attribue
l'Apocalypse, qui, sous prétexte de dévoiler les mystères chrétiens,
les masque sous des énigmes calculées pour entraîner les esprits
perspicaces au delà des étroitesses du dogme. Aussi est-ce de la
tradition johannite que se sont prévalues toutes les écoles mystiques,
qui, sous le voile de l'ésotérisme, ont visé à l'émancipation de la
pensée. N'oublions pas, enfin, que le quatrième Evangile débute par un
texte d'une haute portée initiatique, sur lequel s'est longtemps prêté
le serment maçonnique. La doctrine du Verbe fait chair, c'est-à-dire de
la liaison divine incarnée dans l'Humanité, remonte d'ailleurs, à
travers Platon, aux conceptions des anciens hiérophantes.
Au commencement était le Verbe
Et le Verbe était auprès de Dieu,
Et le Verbe était Dieu.
Certains voient dans les deux Jean la représentation des phases
ascendantes et descendantes du soleil. Ils se retrouveraient dans le
dieu romain bicéphale Janus.
Dans certaines Loges qui utilisent la
Bible comme Volume de la Loi Sacrée (VLS), cette Bible est ouverte sur
la 1re page de l'Evangile de Saint Jean, qualifiée souvent, selon Jules
Boucher d'Evangile de l'Esprit.



