On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

Ce blog est dédié à tous les amoureux de l'Amour, de la philosophie, de l'humour, de la littérature, des voyages... et bien plus encore, sans aucune prétention, et avec votre contribution, si vous le souhaitez.

28 février 2009

Lettre à ...

Parce qu’on va me porter un croque-monsieur bien grillé et un deuxième verre de rosé que les hirondelles en folie dans le ciel crient comme des petites filles en Italie qu’on a oublié de coucher que ton corps au coin de la rue a disparu, que je ne te vois plus, vite sur cette nappe en papier je veux devant Dieu écrire que je t’aime en espérant que ça te sera de quelque secours pour la suite immédiate de tes jours, c’est quoi ce bonheur, qui me dira d’où vient un moment aussi grandiose loin de toi, sans toi, et même pas pour toi, finalement, si je ne te le disais pas, ce soir je t’aime de ne pas être là et de me permettre de ressentir tout ça précisément parce que tu n’es pas là, quand tu es là je ne sais pas pourquoi je ne suis pas pas entièrement, pas totalement moi comme en cet instant où je SAIS que je t’aime, où je l’écris, où j’en suis SÛR que faire de ces moments de pur amour quand ils sont là quand tout est là, sauf toi ?

Des gars qui ne te connaissent même pas passent avec leurs amoureuses devant le café, si ils te connaissaient, si ils savaient, comment ! mais comment peut-on ici-bas aimer une autre que toi ! Il n’y a d’ailleurs rien à faire, rien à vouloir pour toi, des êtres comme toi, il est nul de leur dire à tout bout de champ qu’on les aime, ils SONT simplement, ils sont, il faut – que ne ferais-je pas ! – ne faire que recueillir ces putains de traces qu’ils laissent derrière eux magnifiquement comme s’ils n’allaient jamais mourir…

Certitude absolue ce soir que tout ce qui, des signes de ta présence sur cette terre, n’est pas vu, pas récolté par mes yeux, est perdu pour les siècles des siècles, voici mon verre de rosé qui approche, ô mon amour, en l’honneur de ton incroyable, inénarrable réalité.



25 février 2009

Il faut aussi rêver sa révolution, pas seulement la construire.

Nul besoin d'être, à l'instar de Claude Allègre, un spécialiste de la tectonique des plaques pour prédire ce qui va arriver à notre brave France dans quelques mois...

45000 chômeurs de plus en décembre, 90000 en janvier, surement autant, voire plus en février, et ce n'est que le début, foi d'un acteur de l'emploi...

Les branches professionnelles, à quelques très rares exceptions, nous annoncent le début du pire à compter de mars 2009, avec une flambée des plans sociaux et des licenciements économiques, et en conséquence directe, une hausse brutale du chômage (la hausse de janvier étant déjà conséquente, je vous laisse imaginer toute la signification du mot "brutale").

Ce soir, au JT de France 2, Mme Christine Lagarde nous a fait le coup de Georges Marchais...le journaliste me pose des questions précises, je n'y réponds pas mais j'apporte d'autres réponses à des questions non posées...surréaliste!

Pendant ce temps, notre Président Zébulon continue à chouchouter ses amis, comme si la France avait besoin de népotisme en plus de la crise économique.

Donc pour revenir à la tectonique des plaques, chacun sent bien que le sol commence à frémir sous nos pieds, que le grondement s'intensifie et qu'avec le pire qui est devant nous, il ne pourra que gagner en intensité.

France 2 diffusait en début de semaine un téléfilm sur la tentative de fuite de Louis XVI à Varenne, j'espère que notre Président Zébulon a regardé attentivement sa télé ce soir-là et qu'il a fait le plein de son avion Air Force Nain et/ou du yacht de son ami Bolloré car, à n'en guère douter, il est de plus en plus probable que le tremblement de terre qui va secouer la France dans quelques mois risque de l'ensevelir sous un déluge de lave et de nuées ardentes.

Lui qui se croit César finira Pompéi.

Un premier amour (Isabelle Aubret)

Un premier amour, premier amour, premier amourcouple
Ne s'oublie jamais, s'oublie jamais, s'oublie jamais
Un premier amour on le cherche toujours
Dans d'autres amours toute sa vie on court après

Il nous a troublé et fait rêver, et fait trembler
Ce premier amour, premier amour, premier amour
Mais l'enfant qu'on est, l'enfant qu'on est resté
Frémira toujours au souvenir de cet amour
Et toi, et toi que j'aimais
Qu'as-tu fait de toi ?
Qu'as-tu fait sans moi ?
Et moi, moi qui t'ai perdu, qu'ai-je fait de plus ?
Qu'ai-je fait de tant de bonheur ?
Savions-nous d'ailleurs

Qu'un premier amour, premier amour, premier amour
Ne s'oublie jamais, s'oublie jamais, s'oublie jamais
Qu'un premier amour on le cherche toujours ?
Dans d'autres amours toute sa vie on court après

De tous ces baisers qu'on s'est volé plus que donné
Ces gestes innocents nous engageaient pour si longtemps
Non, les enfants d'alors que nous étions encore
N'ont pas soupçonné tant ils étaient émerveillés
Qu'un premier amour, leur premier amour, était si fort

24 février 2009

Rencontres sur Internet : l'amour en révolution

Phénomène en pleine explosion, les rencontres en ligne révèlent la difficulté contemporaine à trouver l'âme sœur. Elles font également franchir un pas à la mise à distance du corps, caractéristique de nos sociétés contemporaines. Derrière ses aspects ludiques, ce nouveau marivaudage pose en outre une question fondamentale : qu'est-ce qu'une relation ?       

Match.com, Meetic, Netclub, Amoureux.com..., les sites de rencontres (SDR) sur Internet et autres plates-formes de discussion en ligne sont un véritable phénomène de société, rassemblant d'ores et déjà des millions de singles cherchant l'âme sœur, mais aussi des aventures. Comment, en quelques années, Internet est-il devenu un véritable eldorado pour toutes ces personnes en quête d'amour ? Quels sont les codes qui régissent la rencontre en ligne, et que nous apprennent-ils sur ce qu'est une relation aujourd'hui ?

Pour répondre à ces questions, nous avons mené une enquête (par questionnaires et entretiens) auprès d'utilisateurs de ces sites. Il faut néanmoins rappeler, au préalable, que les rencontres « à distance » ne sont pas nées avec Internet, mais s'inscrivent dans un contexte plus ancien et plus général de crise de la rencontre.

Le célibat, phénomène de société

La fin des années 1990 et le tournant des siècles ont confirmé une double révolution dans les sociétés occidentales : d'une part, le nombre toujours croissant de célibataires, deux fois plus nombreux qu'il y a trente ans (actuellement 12 millions environ en France). Ces singles ? selon l'expression désormais consacrée ? ont accédé à une étonnante visibilité médiatique et éditoriale, comme en témoigne le phénomène Bridget Jones. D'autre part, Internet a formidablement réussi sa pénétration sociale pour inventer des usages et des possibles inattendus, et toucher toutes les sphères de la société, de l'économie aux loisirs, de la culture à la pédagogie.

Il semblait donc logique que les célibataires investissent la formidable technologie sociale que constitue Internet pour y créer de nouvelles manières de se rencontrer. Car le nombre toujours croissant de célibataires traduit et trahit d'abord une difficulté contemporaine à rencontrer l'âme sœur, même si beaucoup de facteurs disparates et complexes ont contribué à la lente évolution du couple traditionnel.

Urbanisation, émancipation politique, économique et sexuelle de la femme, pression des discours médiatiques, tragique apparition du sida..., depuis la fin des années 1950, les couples et la manière de vivre l'amour s'étaient déjà trouvés bouleversés à plusieurs reprises, avant l'arrivée des nouveaux outils de communication : le Minitel d'abord, le téléphone portable ensuite, Internet enfin. Depuis, la montée en puissance du « contrôle social » (d'origine nord-américaine) des relations a encore complexifié les processus classiques de séduction (la « drague macho » du latin lover est décrite et décriée comme pratique rétrograde, primaire, insultante). Et ce parfois jusqu'à la juridicisation, avec la banalisation de la notion de harcèlement (moral et sexuel).

Parallèlement à cette « glaciation » des rapports, les singles ont vu depuis quelques années les spécialistes du marché de l'édition et des loisirs, les scénaristes de cinéma et de télévision, les publicitaires et les thérapeutes s'intéresser à eux, avec un empressement proportionnellement égal à la manne qu'ils représentent. A la fin des années 1990, les conditions étaient réunies pour que la « greffe numérique » prenne. Car la Toile doit s'envisager avant tout comme une gigantesque machine à produire des contacts, à tisser des liens, à générer des relations. L'ordinateur produit désormais des aventures et des histoires d'amour, et les couples Internet se comptent déjà par milliers.

De nouveaux modes de rencontre

Si pendant longtemps on s'est marié en obéissant à des logiques de classes et de communautés, on privilégie aujourd'hui l'épanouissement personnel et professionnel, et des expériences relationnelles et amoureuses plurielles. Avant même la formation du couple, la première difficulté aujourd'hui, pour le célibataire, c'est donc celle de la rencontre. Pour pallier cette crise, les agences matrimoniales ont longtemps rempli une fonction sociale aussi discrète qu'efficace. Mais dès les années 1960, d'autres modes de rencontre ont parallèlement gagné leurs lettres de noblesse. Moins impliquantes que les agences, moins onéreuses, préservant un confortable anonymat, les petites annonces (PA) ont fleuri dans les journaux et magazines à mesure que le célibat montait en puissance. Le Chasseur français, Le Nouvel Observateur, Libération (et ses chéri(e)s) : ces trois institutions de la presse française, visant deux grands lectorats, qui, des villes et des champs, poursuivaient la même quête de l'âme soeur, ont contribué à ériger les PA en genre à part entière, devenu un rendez-vous incontournable des célibataires, et un baromètre sociologique, aussi.

Il y eut ensuite, dans les années 1980, le Minitel (rose, entre autres), sulfureux, controversé, qui fut néanmoins une formidable expérimentation sociale, quinze ans avant le boom d'Internet.

Le Net, une révolution sociale et relationnelle

Mais depuis la fin des années 1990, Internet, les SDR et les forums de discussions métamorphosent les stratégies de séduction. La révolution est déjà quantitative, tant le Net a connu un engouement incroyable pour interconnecter des millions de personnes cherchant quelqu'un à aimer, et surtout constituer une incroyable internationale du célibat. Match.com, Meetic, Netclub, Amoureux.com, tels sont quelques-uns de ces SDR qui ont connu un essor incroyable, cotés en Bourse pour certains.

Sur les SDR, chacun devient son propre « cyberagent matrimonial ». Un pseudo, une fiche de présentation, un court texte résumant la personnalité et la quête, une photo éventuellement, et voici le (ou la) célibataire prêt(e) à entrer dans le grand bal masqué du Net sentimental. Ensuite, on s'écrit des messages dans les boîtes aux lettres électroniques (la relation est alors asynchrone) ou on chatte en direct sur les plates-formes de discussion (chatting forums). Chronophage, la pratique est si absorbante que de nombreuses web-singles souffrent de Net-addiction, illustrant à l'envi ce que certains spécialistes décrivent comme la tyrannie du branchement (Dominique Wolton) ou l'obsession du lien.

Révolution sociale et amoureuse, Internet constitue une révolution relationnelle, aussi, tant les timides peuvent oser là ce qu'ils ne se permettraient pas dans la vraie vie. Sur le Net, ils sont affranchis du regard d'autrui et libérés de la pesanteur de ces corps dont ils ne savaient que faire avant.

Désormais protégés par l'écran, l'anonymat du pseudo et l'absence des corps, bien loin des lieux de représentation sociale, les singles peuvent se permettre toutes les audaces. Orgueil, timidité et quant-à-soi se trouvent évincés d'un coup de clic, irrémédiablement relégués au rang de scories relationnelles d'avant le « cyberworld ». Quitte à voir se généraliser le zapping relationnel et l'industrialisation de la drague. Car on passe des un(e)s aux autres sans justification ni explication, et le jeu des lettres en « copier-coller » permet de contacter des dizaines de personnes en même temps.

Dès les pages d'accueil, les SDR proposent des modes de recherches très performants, accompagnés de listes d'amis, d'indésirables (black lists) et de coups de coeur. Ce faisceau de facteurs entérine un nouvel âge relationnel, caractérisé par un réalisme et un pragmatisme qui tendent à évincer le danger, l'erreur, les errements. Et la logique sentimentale qui s'impose est ostensiblement consumériste : réduction des risques de toutes sortes, catégorisation des termes de la quête, tentative de mise en adéquation entre ses aspirations et les contours très (et souvent trop) précis du partenaire idéal, et du couple rêvé. Avec, souvent, cette illusion que l'on sélectionne au mieux celui (ou celle) à aimer, en fonction de multiples critères physiques, sociaux et moraux : il faut en fait avoir les bonnes croix dans les bonnes cases. On peut à bon droit parler de marketing amoureux.

Mais le contexte numérique est aussi le premier qui voit des inconnus devenir intimes, tomber amoureux virtuellement, se séduire sans se connaître, reconfigurant (si l'on peut dire) le statut social et philosophique de la relation.

Auparavant, la relation (a fortiori amoureuse) se fondait sur la rencontre des corps, en première lecture (voir la thématique romantique du coup de foudre illustrée par Phèdre devant le bel Hippolyte). Et c'est alors que tout commençait. La Toile permet de faire les choses à l'envers, puisqu'on se découvre de l'intérieur.

Hommes et femmes, des attentes différentes

Le Net sentimental des SDR se fonde sur une série d'asymétries fondatrices. Parlant d'amour, une différence radicale oppose les hommes et les femmes quant aux attentes, source dès lors de bien des malentendus et d'autant de désillusions. La plupart des abonnées sont là car elles souhaitent une rencontre sérieuse, voire la rencontre qui changera leur vie. La thématique du prince charmant est omniprésente, et on trouve sur les SDR un suremploi féminin des majuscules absolutisant l'amour et les valeurs afférentes.

« Le public féminin a tendance à magnifier ses rencontres virtuelles. Ces femmes dissocient le sentiment amoureux du désir sexuel, et construisent l'image d'un autre proche d'un rêve qu'elles ont en elles. Le Net peut être un excellent moyen de fuir le corps Sur les SDR, les hommes, par contre, sont nombreux à rechercher des aventures rapides qui, éventuellement, déboucheront sur l'amour. Car presque toujours sont dissociés pour eux le sexe et la flamme. Et Internet est accessoirement devenu le premier vecteur des adultères numériques.

Télédrague, marivaudage et libertinage en ligne ont plus que jamais le vent en poupe, grâce aux SDR. Quelques décennies après les balbutiements du Minitel rose, voici revenue la mode de la sexualité orale, c'est-à-dire parlée. Ce nouvel érotisme se fonde sur l'échange épistolaire (puis rapidement téléphonique) de fantasmes entre des abonnés ayant déjà noué une relation virtuelle intime.

Plus qu'un épiphénomène, cette télésexualité ressortit encore à cette mise à distance généralisée, et à ce contrôle total que le (et surtout la) célibataire postmoderne souhaite exercer dans l'absolu. Car il est très sécurisant de maîtriser le désir d'autrui et de jouer ? voire de jouir ? de ce contrôle. Et ils sont nombreux à évoquer la toute-puissance découlant de la gestion de dizaines de relations amoureuses virtuelles menées simultanément.

Internet, lien social et lien amoureux

La Toile et son expansion actuelle produisent des effets sociaux et relationnels considérables. Mais avant tout, le Réseau pose des questions sociologiques d'importance. Car Internet, ni plus ni moins, renouvelle les notions de lien social et de relation, obligeant à les penser autrement.

Qu'est-ce qu'une relation ? Plus seulement un face-à-face, mais des liens qui peuvent outrepasser la présence et le visage, pour trouver leur origine ailleurs, avant ceux-ci, pour exister sans eux. Les critères classiques et millénaires de définition de la relation ont bel et bien été bouleversés par l'irruption d'Internet.

Depuis quinze ans environ, les (N)TIC posent avec acuité une vraie question épistémologique, oeuvrant surtout à une révolution copernicienne puisque l'on assiste à un changement de perspective. La première des révolutions d'Internet réside en effet dans ce décentrement et cette désincarnation des rapports sociaux, qui continuent pour autant à s'engendrer, quoi qu'en pensent les contempteurs du Net. Or, les célibataires sont les premiers bénéficiaires de cette « métamorphose du social ». Ils la vivent intensément, avec des risques et des délices nouveaux liés aux spécificités du Web.

Internet est peut-être une nouvelle forme de ce que Gregory Bateson appelait une « structure qui relie ». Il s'agit d'une matrice sociale qui, à l'instar des rites ou des fêtes, génère du lien, et contribue à engendrer et produire la société dans l'épaisseur insondable et la profondeur intangible de ses arcanes. Les technologies sociales d'une société hyperindividualiste produisent paradoxalement les conditions d'une nouvelle « connectivité », agrégeant des « solitudes collectives » (D. Wolton).

Gustave Flaubert affirmait que « ce ne sont pas les perles qui font le collier, mais le fil ». Des célibataires au Net, et des perles au collier, finalement, la métaphore est limpide. Ils sont désormais peu de chose les uns sans les autres. Perles et fil de longue date, singles et Web très récemment. Signe des temps, assurément...

Pascal Lardellier (Sciences Humaines.com)

22 février 2009

Surprenante et envoûtante Zoé...

A chacun sa vérité : Zoé Félix nous dit tout... - Grenoble - Entretien avec Zoé Félix, sur le plateau de "A chacun sa vérité", une émission proposée par Patrick Sabatier. Elle nous parle de son parcours et de son rôle fabuleux dans Clara Sheller. ...

Ah la la que dire de ma chère Zoé? Rien à rajouter, il faudrait juste retirer Patrick Sabatier et ce serait parfait...non je déconne, il fait son boulot.

Mais Zoé est telle qu'elle est réellement : simple, malicieuse, naturelle, sincère, altruiste, généreuse et discrète, intelligente, surprenante...vous aurez l'occasion de le découvrir l'année prochaine dans "Marginal Tango" son prochain film.

En attendant, vous avez pu la voir samedi 21 février, à 18h55, sur France 2, dans le jeu de...Patrick Sabatier (encore lui? grrr) qui s'appelle "Mot de Passe".

   

20 février 2009

Zébulon a causé dans le poste et tout va mieux

A y est! Zébulon vient de causer dans le poste, la date du 18 février avait été annoncée lors de son dernier grand show médiatique comme LE grand rendez-vous des annonces miraculeuses pour aider les Français, et ce, à l'époque, devant un parterre de journalistes apeurés ou sous le charme (pauvre Laurence Ferrari), et qu'en est-il ressorti ce soir? Rien, Nichts, Nothing, Nada, que tchi!

15 milliards d'euros de bouclier fiscal pour une centaine de privilégiés (mais amis proches de notre Zébulon 1er, ça aide), et 2,6 milliards pour les autres manants, soit environ 62 999 900 personnes...youpi, avec cela, c'est sur que les français vont croire aux lendemains qui chantent, il n'y a qu'à voir les Guadeloupéens pour qui notre Zébulon n'a même pas eu un seul mot de compréhension, et encore moins de compassion pour la famille du syndicaliste tué.

Que cherche-t-il ? Aurait-il du "droit-dans-ses-bottes juppéiste" dans son sang ?

A croire qu'il ne vit plus (mais y-a-t-il seulement vécu une fois) sur la même planète que ses "chers compatriotes" le garçon!

La crise est moins pire que pire chez nous, dit-il, sans rire, donc on en ressortira moins morts que morts...mais morts quand même, faut pas exagérer non plus. Et pour abréger nos derniers moments de vie, il nous propose comme soins palliatifs de continuer ses "réformes nécessaires pour moderniser la France", car n'oubliez pas que la France vit au Moyen-Age encore, que si la situation est aujourd'hui si grave, c'est bien évidemment la faute de ces "salauds" de fonctionnaires, de profs, d'infirmières, et d'ouvriers qui réclament toujours plus, bref c'est la faute à trop d'Etat (ça coûte cher, on ne peut plus se le permettre, clame haut...euh presque haut...et fort notre Zébulon national), pendant que d'une main dans le dos il distribue l'argent des contribuables, donc de l'Etat, par milliards, aux entreprises, aux banquiers, à ses amis, etc.

Il ne doit pas allumer sa radio, ni sa télé, ni lire les journaux étrangers, notre Schtroumpf d'opérette, car il verrait qu'ailleurs, ce sont justement ses fameuses réformes paradoxales, pour ne pas dire schizophrènes (moins d'Etat, donc de services publics au service de l'intérêt général sauf pour renflouer les entreprises au nom de l'intérêt privé quand ça ne va pas...cherchez l'erreur!), donc ce sont ses fameuses réformes qui ont conduit les autres pays, et notamment les Etats Unis, au bord du gouffre...et qu'aujourd'hui, même les pays ultra libéraux d'obédience anglo-saxonne en viennent à remettre l'Etat dans le jeu, à recréer plus d'Etat.

Les 3 prochaines années vont être très très très longues pour Zébulon, il se prépare des nuits blanches, des nervous breakdowns, parce que, pour parodier Michel Audiard et ses fameux "Tontons Flingueurs", Nicolas, mon petit...je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ta politique commence à nous les briser menu !

J'ai perdu tout le temps que j'ai passé sans t'aimer...

Mon ange,

Tout a commencé sur internet...Nos premiers propos badins ont très vite laissé place à une complicité en laquelle sommeillait une force que nous sentions inconsciemment présente mais qui mit plusieurs semaines avant de s'affirmer.

Un jour, enfin, cette évidence s'afficha simultanément dans les mots que nous nous écrivions à travers deux modestes claviers, une connexion internet et deux téléphones portables. Oui, il était là, présent, fort, immense, comme un soleil dont la lumière était plus éclatante que tout ce qu'un être humain peut imaginer, il était là, l'Amour, le vrai, l'unique, celui d'une vie et pas celui d'une nuit, celui de deux coeurs et deux âmes qui se rejoignaient dans la plus pure complémentarité pour ne former qu'UN.

Chacun venait de trouver la moitié qu'il lui manquait pour être une personne complète et épanouie.

Une gare, une plage, deux lieux qui marquèrent le début de la vraie aventure, celle qui prend attache dans le concret, avec le contact charnel, les corps qui se rencontrent et se parlent, les lèvres qui conjuguent le verbe aimer, les mains qui se cherchent, les coeurs en pleine éclosion, surs d'eux et de la force de leur contenu.

Les mois qui suivirent furent merveilleux! O comme j'aimerais employer un mot plus fort car merveilleux me paraît si banal pour décrire ce que nous avons vécu. Même des moments comme la venue du printemps, le sourire d'un enfant, une rose épanouie, un parfum doux et léger, en comparaison de notre Amour, tout cela était bien fade.

L'Amour souvent, soit de façon définitive, soit de façon temporaire, apporte de la souffrance.

Nous n'avions commis aucun acte grave à a part de nous aimer, mais notre amour était atypique, parce que tu es à l'aube de ta vie de femme, âge transitoire entre l'adolescence et l'âge adulte, et que moi je suis déjà au mitan de ma vie.

Jamais cet aspect ne nous a gêné, ni toi ni moi, ni même celles et ceux que nous croisions lors de nos baguenaudages fréquents, ce qui d'ailleurs nous rassurait même si nous savions que notre Amour avait l'envergure suffisante pour passer outre si cela avait été le cas.

Mais pour d'autres, autour de toi, il n'en fut pas de même, et la machine infernale se mit en route pour détruire en une soirée ce que nous avions mis presque deux années à commencer à construire.

Depuis ton Amour s'est, pour l'instant, transformé en Haine, la mission de celles et ceux qui ont voulu nous séparer, pour des raisons liées à une approche purement morale, a été accomplie avec succès, et depuis 9 mois je ne vis pas une seconde sans penser à toi, à nous, à nos promesses de ne jamais nous perdre, d'être ensemble pour la vie, de construire une famille et des projets que tu sais possibles et que tu sais qu'ils seraient réalisés.

Mon Amour, tel un albatros maladroit lorsqu'il essaie de prendre son envol, regarde et écoute mon coeur qui tente de s'arracher à la pesanteur et qui n'aspire qu'à une seule chose : te retrouver.

Je ne peux et ne veux penser à ta place, mais j'ai le sentiment, en écoutant ce que disent mon âme et mon coeur, que pour toi aussi nous sommes redevenus des êtres imparfaits et incomplets, parce que notre autre moitié n'est plus là.

Tu fais partie de moi, c'est comme cela, quels que seront tes choix dans la vie, et je pense, peut-être à tort mais je ne le crois pas, qu'il en va aussi ainsi pour toi mon ange.

Je te demande pardon pour tout, je mets mon âme et mon coeur à nu devant toi, comme je l'ai toujours fait, parce qu'ils sont à toi, pour toujours.

Tu m'as appris ce qu'Aimer signifie, ce que Bonheur contient comme force et puissance, ce que c'est d'être un homme complet.

Redevenir UN, avec toi, voilà ce tout mon être attendra, peut-être en vain, mais avec l'espoir des fous, tel l'alchimiste en quête de la Pierre Philosophale, mais avec une différence notable : c'est que toi tu existes réellement, je le sais, je t'ai serrée, embrassée et aimée.

Eternité est l'anagramme d'étreinte.

Je t'ai Aimée, je t'Aime et je t'Aimerai pour toujours ma fée.

15 février 2009

Aimer à perdre la raison...

Aimer à perdre la raisonIMGP1150
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

14 février 2009

D'où vient la St Valentin ?

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu'elle vint à la connaissance de l'empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l'avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l'interroger. D'abord il lui dit, d'un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu'il n'y a qu'un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu'il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu'ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu'ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l'avait interrogé s'écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l'empereur, qui l'écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l'exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d'accroître son empire et d'obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

L'empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l'entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s'écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

Claude, craignant que ces paroles n'excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l'heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d'abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu'il lui plût d'éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin : « J'admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
- « Il n'est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l'unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
- « Si cela est ainsi, dit Astérius, j'en ferai bientôt l'épreuve : j'ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu'il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu'ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu'ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu'ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu'il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.

L'empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d'Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l'an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole. Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l'église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l'église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s'y trouvent plus aujourd'hui.

Saint Valentin est nommé, avec la qualité d'illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l'ont conservé dans le leur.

Saint Valentin a été représenté : tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ; guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d'une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l'épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L'événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s'appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu'en d'autres pays plus froids ils s'apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés. C'est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu'il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l'Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.

12 février 2009

Mes divagations de l'âme...

La vie, étrange,surprenante, douce et amère à la fois, temple sacré avant de devenir une tombe non entretenue, éclairs de lumière intermittents dans l'immensité du vide sidéral, des jalons, des moments précis, des souvenirs, des regrets, un présent, un avenir, peut-être, comment,pourquoi, où, avec qui...des questions et peu de réponses.

L'automne et sa panoplie de pluie, de feuilles mortes, de derniers rayons de soleil encore un peu doux vient de faire son apparition en Bretagne,comme inéluctable, effrayant et rassurant à la fois, car en même temps annonciateur de jours plus courts que de promesses de jours meilleurs dans quelques mois, où la nature reprendra ses droits, où la Terre résonnera du chant des oiseaux, où l'oeil émerveillé contemplera les premiers bourgeons sur les arbres, les premières fleurs qui entameront une vie courte mais si précieuse pour chaque être vivant. Que nous réserveront les jours, les semaines et les mois à venir? Impossible de le dire, mais a-t-on réellement envie de connaître notre avenir? C'est le paradoxe de l'être humain, partagé entre sa soif de maîtriser son destin, et sa farouche volonté de se dire qu'il n'est pas prédestiné et qu'il peut encore avoir une influence sur le cours de la vie.

Des promesses, des regards, des murmures, des caresses, des 'pour toujours', 'mon amour', 'tu es l'homme de ma vie', 'jamais tu ne me perdras'...des mots prononcés dans la ferveur de sentiments que l'on croit éternels et qui ne durent que le temps de l'éphémère.
Vivre d'aimer, aimer de vivre, écrire, téléphoner, hurler, chanter, s'abîmer en l'autre, s'abandonner du plus profond de son âme, tout quitter, tout lâcher pour aller au devant d'une nouvelle vie avec la personne qui est et restera l'Amour de notre vie... et rêver.

Rêver, plaisir ou sagesse des fous, rêver d'un impossible, rêver que la montagne peut devenir plaine et que le ciel peut être peint en rose, rêver que la tolérance, le respect et la compréhension s'allient à la parole donnée,à la vertu des promesses tenues, aux obstacles surmontés...oui, rêver qu'une autre voie existe, hors des carcans judéo-chrétiens, des préjugés et des a priori, rêver que le coeur n'oublie pas ce qu'il a connu et vécu d'intense, rêver de sa première fois, en tout, du 1er cri quand nous naissons, jusqu'au 1er sentiment que la mort monte l'escalier et va bientôt frapper à la porte, rêver de cette première fois où le regard de l'autre nous a montré que nous existions enfin,que la vie était réelle, au moins pour cet instant précis, rêver de cette nuit où l'autre se donne à vous pour sa première fois, rêver que tout cela est indélébile dans l'un et l'autre coeur, et permettra à nouveau de rêver à deux, un jour...est-ce un rêve que de rêver à deux?

S'aimer soi-même pour aimer les autres, est-ce peut-être là qu'est la clé de la vie et de l'amour?

Le jour où tu te seras apprivoisée, où tu t'accepteras telle que tu es, où tu croiras en toi et en moi, où tu comprendras enfin qu'il y a des sentiments, qu'ils soient exprimés ou non, bien plus forts que la morale des bien-pensants, bien plus puissants que ce que l'on a pris pour une trahison qui n'en a jamais été une, qu'il n'y a pas une vérité mais des vérités, que les faits sont plus parlants que les 'on dit',les preuves d'amour bien plus efficaces que les a priori et autres préjugés,  alors ce jour-là tu prendras cette clé et viendras réouvrir mon coeur, pour que la vie le fasse battre au rythme du bonheur, avec le tempo de l'impossible enfin surmonté et la partition de la chanson de 'l'avenir devant nous' à composer.

Est-ce rêver que d'attendre toute une vie ce moment-là? Est-ce vivre que de rêver cet instant précis où la Terre se remettra à tourner, où les montagnes seront devenues plaines et le ciel aura été peint en rose?

Chaque instant qui passe apporte sa poussière qui recouvre tout, mais nourrit également l'espoir du souffle d'air salvateur qui balaiera les incompréhensions et les peurs, et permettra à deux coeurs et à deux âmes de se réunir à nouveau en une seule et unique entité que l'on appelle le Bonheur.

J'ai confiance, je te connais, je sais comment nos deux coeurs sont gravés à jamais de cet Amour hors norme, je suis sur qu'un jour (puisse-t-il être le plus proche possible) ce que tu essaies d'enfouir et d'oublier rejaillira comme un immense geyser.

Regarde au fond de toi, ma perle, combien de fois je t'ai dit toute la beauté que j'y ai vue, toute la profondeur de ton être, de ton âme, ta pureté, regarde bien, tes sentiments sont là, pas très loin, ils entrent en résonnance avec ce qui est au fond de moi, à jamais, car je t'ai Aimée,je t'Aime et je t'Aimerai comme personne ne le fera, et ce que tu m'as apporté me fait dire que la réciproque est vraie.

On perd plus d'énergie et de temps en se battant contre soi-même, contre ses pensées, contre son coeur et en se forçant à croire en LA 'raison' ou au 'raisonnable', surtout quand il est fortement suggéré par son entourage. S'il n'y avait eu que des gens 'raisonnables' avant nous,nous en serions encore à mourir à 30 ans, aucune invention n'aurait vu le jour, etc. Sans parler que cela ne fait que créer un tapis de remords et de regrets. Je préfère, vois-tu, un tapis de roses, doux,moelleux, où nous nous dirons tout ce qui nous a 'choqués' et où, ENFIN, une fois levées les incompréhensions, nous continuerons à bâtir notre Palais Royal, serti de bijoux faits avec des larmes de bonheur,des pépites issues de tes yeux, des câlins que même les plus heureux des Princes n'oseraient imaginer.

Une main tendue ne se coupe pas, surtout quand elle est là pour apporter l'amour que les doigts sentent à leur portée.

Celui qui ne rêve plus, celui qui n'a plus ce grain de folie, celui-ci est un esprit mort, juste une enveloppe charnelle sans aucune substance à l'intérieur.

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