On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

Ce blog est dédié à tous les amoureux de l'Amour, de la philosophie, de l'humour, de la littérature, des voyages... et bien plus encore, sans aucune prétention, et avec votre contribution, si vous le souhaitez.

18 mai 2009

Je l'aimais

Toute la force et la puissance d'un film se situent dans sa capacité à nous faire nous reconnaître, pauvres humains fragiles et mortels que nous sommes, au travers de nos expériences de vie.
Ce film est sans conteste un vrai révélateur pour ce qui me concerne, je me reconnais, j'ai vécu une histoire assez proche, et c'était, sans aucune ombre possible, le meilleur moment de ma vie.
Elle m'a rendu heureux, elle ne s'appelle pas Mathilde, mais qu'importe le prénom...Deux coeurs battirent à l'unisson l'espace d'un temps, c'est aussi beau que le 1er jour du monde.
Je l'aimais, oui, et je l'aime encore.



12 mai 2009

Casse toi, pauv' arme !

En ce jour de commémoration et de souvenir, les contribuables français ont eu droit, une fois de plus, et grâce à TF1 bien sur, à une leçon d'économie en direct sur le thème : "mais où passe notre argent qui manque tant à notre pays?"

La réponse est on ne peut plus claire : nous avons vu en direct quelques milliards d'euros en pleine démonstration au milieu de la Méditerranée, sous les yeux ébaubis de not' Président, de son 1er Ministre et de son Ministre de la Défense. Oui, des milliards d'euros sous nos yeux, avec bien sur l'alibi vertueux de la journée : des collégiens triés sur le volet et participant à cette grande bouffonnerie qui n'a d'autre but que d'essayer de "fourguer" notre si merveilleux arsenal de mort à des pays "amis" (ou ennemis, quand il est question d'argent, nos dirigeants ne sont pas si regardants à vrai dire).

Que voulez-vous, not' pauvre Dassault national n'arrive pas à vendre ses Rafale, il lui faut bien un peu de pub...puis c'est un (des nombreux) pote de not' Président, comme ceux qu'il fait nommer en ce moment-même dans des entreprises, des banques, des radios,des chaînes de télé, etc.

Et dire que des pov' innocents ignares comme moi continuent de penser que l'ensemble du coût de l’arsenal nucléaire français de 1945 à 2010 est estimé à 228,67 milliards d’euros (source livre "Audit atomique" de Brunot Barillot du centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits). Le coût de l’arme nucléaire en France est estimée à 1,52 million d’euros par heure. (vous avez bien lu)

Nos braves collégiens embarqués sur ce bateau de guerre auraient peut-être préféré que ces sommes qui donnent le vertige soient affectées à l'éducation nationale et à l'aide aux étudiants, afin qu'au dogme de la "dissuasion nucléaire" succède celui du "plus un seul étudiant ne devrait être obligé de travailler pour financer ses études, son logement, sa nourriture".

Mais pour cela il faudrait du courage, que ni la gauche ni la droite n'ont eu et n'auront probablement jamais : en finir avec le lobby militaro-industriel et pétrolier, faire que l'avenir de nos enfants et de leurs futurs enfants soit plus que jamais une priorité intergénérationnelle, obligatoire, inscrite dans la constitution.

Allez chiche? Pari perdu d'avance...

Mais bon inspirons-nous d'Edouard Herriot qui disait : "Une utopie est une réalité en puissance" et rêvons!

08 mai 2009

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.

04 mai 2009

Into the Wild

Une quête initiatique qui passe de la re-naissance à la mort, au travers des différentes étapes de la vie ainsi miss en scène, une superbe connaissance de soi, un rapport au monde et à l'Autre qui ne peut que toucher, d'autant plus que c'est une histoire vraie.

Un film à mettre dans tous les yeux, en n'oubliant pas sa "morale" : le bonheur n'est réel que s'il est partagé.

Plus d'infos sur ce film

03 mai 2009

Je suis venu te dire que je t'attends

Je mettrai mon coeur dans du papier d'argent, coucher_soleil
Mon numéro d'appel aux abonnés absents.
Mes chansons d'amour resteront là dans mon piano.
J'aurai jeté la clé du piano dans l'eau.
J'irai voir les rois de la brocante.
"Vendez mon coeur trois francs cinquante."
Tu savais si bien l'écouter
Que ma vie s'est arrêtée
Quand tu m'a quitté.

Je voulais te dire que je t'attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t'attends, je t'attends tout le temps
Sans me décourager pourtant.
Comme quelqu'un qui n'a plus personne
S'endort près de son téléphone,
Et sourit quand on le réveille
Mais ce n'était que le soleil.

L'autre jour, j'ai vu quelqu'un qui te ressemble
Et la rue était comme une photo qui tremble.
Si c'est toi qui passe le jour où je me promène,
Si c'est vraiment toi, je vois déjà la scène.
Moi je te regarde
Et tu me regardes.

Je voulais te dire que je t'attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t'attends, je t'attends tout le temps,
Ce soir, demain, n'importe quand.
Comme quelqu'un qui n'a plus personne
S'endort près de son téléphone
Et qui te cherche à son réveil,
Tout seul au soleil, j'attends.
Je voulais te dire que je t'attends.
Si tu savais comme je t'attends!
Je t'attends, je t'attends tout le temps.
Quand seras-tu là? Je t'attends.
Si tu savais comme je t'attends!
Je t'attends, je t'attends tout le temps.
Je voulais te dire que je t'attends.

01 mai 2009

Transgresser les règlements : est-ce être immoral?

Vous n'avez pas forcément raison d'être rebelle ou mauvais citoyen, mais l'accusation d'immoralité - "attention, ce n'est pas bien!" - est déplacée.

Vous avez un problème avec le droit. Or le droit n'est pas la morale. Le droit n'est que général, la morale vise l'Universel.

Les règles ou les lois sont faites pour permettre la vie ensemble d'un certain nombre d'individus à un moment donné. La distinction morale entre le Bien et le Mal est censée s'appliquer de tout temps à tous les individus. Mais surtout : on ne peut pas juger de la moralité ou de l'immoralité d'un comportement depuis l'extérieur. Seul celui qui agit sait, de l'intérieur, s'il a agi en voulant faire le Bien ou non. La morale dépend de la qualité de l'intention. Personne ne peut savoir - de l'extérieur - quelle était votre intention lorsque vous avez enfreint la loi.

Kant a bien montré que la grandeur du comportement moral tenait à sa liberté intrinsèque : c'est lorsque ma volonté de faire le Bien est vraiment mienne, lorsque, donc, je n'obéis qu'à moi en voulant faire le Bien, que je suis un être moral.

Ainsi, la simple présence d'un pouvoir de contrainte (par exemple, la police dans les rues de la ville) censé faire respecter les lois et d'un pouvoir de sanction en cas de désobéissance (la justice) prouvent déjà que le droit n'est pas la morale, puisque c'est de l'extérieur que nous sommes invités au respect des lois. Vous pourrez bien sûr ajouter que, souvent, dans l'histoire des hommes, certains ont désobéi aux lois au nom de la morale, comme par exemple les résistants français, ou tous ceux que Camus nomme les "hommes révoltés". Et conclure alors sur cet étrange paradoxe que votre question permet de mettre au jour : notre civilisation nous demande d'obéir aux lois, la plupart du temps pour des raisons non morales (habitude, conformisme, peur de la sanction, intérêt bien compris, etc.), mais aussi de savoir leur désobéir, lorsque, vraiment, elles sont inadmissibles, dans un sursaut moral.

D'où cette question cruciale : comment maintenir la possibilité d'un tel sursaut moral au coeur d'une obéissance quotidienne aux lois, qui, par son automatisme, son caractère non questionné, risque d'endormir notre sens moral? Et cette question conséquente, qui vous fera peut-être plaisir : qui aura le plus de chance de maintenir en lui la possibilité d'un tel sursaut moral devant des lois inhumaines? Celui qui est plutôt rebelle, qui a, comme vous, "un problème avec le respect des lois"? Ou celui, légaliste, qui y obéit sans se poser de questions?

PS : Merci à Philosophie Magazine

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