On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.

Ce blog est dédié à tous les amoureux de l'Amour, de la philosophie, de l'humour, de la littérature, des voyages... et bien plus encore, sans aucune prétention, et avec votre contribution, si vous le souhaitez.

03 mai 2009

Je suis venu te dire que je t'attends

Je mettrai mon coeur dans du papier d'argent, coucher_soleil
Mon numéro d'appel aux abonnés absents.
Mes chansons d'amour resteront là dans mon piano.
J'aurai jeté la clé du piano dans l'eau.
J'irai voir les rois de la brocante.
"Vendez mon coeur trois francs cinquante."
Tu savais si bien l'écouter
Que ma vie s'est arrêtée
Quand tu m'a quitté.

Je voulais te dire que je t'attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t'attends, je t'attends tout le temps
Sans me décourager pourtant.
Comme quelqu'un qui n'a plus personne
S'endort près de son téléphone,
Et sourit quand on le réveille
Mais ce n'était que le soleil.

L'autre jour, j'ai vu quelqu'un qui te ressemble
Et la rue était comme une photo qui tremble.
Si c'est toi qui passe le jour où je me promène,
Si c'est vraiment toi, je vois déjà la scène.
Moi je te regarde
Et tu me regardes.

Je voulais te dire que je t'attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t'attends, je t'attends tout le temps,
Ce soir, demain, n'importe quand.
Comme quelqu'un qui n'a plus personne
S'endort près de son téléphone
Et qui te cherche à son réveil,
Tout seul au soleil, j'attends.
Je voulais te dire que je t'attends.
Si tu savais comme je t'attends!
Je t'attends, je t'attends tout le temps.
Quand seras-tu là? Je t'attends.
Si tu savais comme je t'attends!
Je t'attends, je t'attends tout le temps.
Je voulais te dire que je t'attends.

15 février 2009

Aimer à perdre la raison...

Aimer à perdre la raisonIMGP1150
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

11 février 2009

Comment sait-on qu'on aime ?

Quels critères, quels signes nous assurent que nous aimons vraiment ? Si, comme Jean Cocteau, nous pensons qu’il n’y a pas d’amour, mais seulement des "preuves d’amour", qu’est-ce qui, dès lors, fait preuve ?

La fidélité ? Non. La fidélité est affaire de tempérament, d’éthique personnelle, de rapport au corps, mais ne prouve rien quant à l’amour que l’on ressent ou non pour son conjoint. Nous savons bien que le désir sexuel pour une personne peut tomber et l’amour, rester. La mémoire des dates anniversaires ? L’offrande de cadeaux ? Le désir de passer le plus de temps possible avec l’autre ? Non plus, car, là aussi, il est plus question de caractère, de goût, d’éducation.

Le bouleversement
Alors, comment savons-nous que nous aimons ? « Tout d’abord, il ne faut pas confondre l’état amoureux et l’amour, explique l’écrivain Michel Cazenave (auteur d’ "Histoire de la passion amoureuse”, Lebaud, 2001). Au début, ils se présentent de la même façon, une sorte de bouleversement de l’être tout entier dont la Phèdre de Racine rend compte par ces quelques mots : “Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue.” » Cet état paroxystique et un peu théâtral, les neurologues et les psychiatres l’assimilent aux névroses obsessionnelles. Il dure six mois, un an maximum.

« C’est ensuite qu’apparaît la vérité du sentiment, poursuit Michel Cazenave. Quand cet emballement se métamorphose, on se rend compte alors que ce qui est important pour nous n’est plus notre petite personne et le plaisir que nous tirons de notre partenaire, mais l’autre, devenu indispensable comme s’il détenait notre principe vital. »

Le temps nous révélerait donc s’il s’agit ou non d’amour. Mais quelles autres preuves encore ?

La demande
« Avec Irène, j’étais attentif à ce que je disais quand, d’ordinaire, avec les femmes, je suis plutôt du genre insouciant et joueur, explique Georges. Je n’avais pas envie d’étaler ma vie mais, au contraire, de maintenir un jardin secret afin de de la protéger de ce qui aurait pu la blesser. J’éprouve du respect pour elle, et je sais que je l’aime parce que je fais des efforts pour la garder. » Laurence, quant à elle, raconte que « certains jours, je ne sais plus si j’aime Hervé ; je me sens indifférente. Puis, grâce à un geste qu’il fait, aussi banal que de se passer la main dans les cheveux, ou à une réflexion qu’il lance, dans ce langage que moi seule peux comprendre, je suis troublée, émue. Je sais alors que l’amour est là, même s’il devient parfois imperceptible. »

Temps, respect, trouble, les preu-ves varient au gré des individus. « Mais surtout, elles ne prouvent rien, affirme Alain Guy, psychanalyste et professeur à Paris-VIII. Elles sont une tentative pour savoir quelque chose de l’amour, alors que l’amour et le savoir sont deux notions qui s’opposent. L’amour est une magie, quelque chose d’incongru qui surgit dans l’existence et qui est de l’ordre de l’insu, de l’inconscient. Il n’a donc rien à voir avec la raison. Mais cette irruption bouleverse tellement le sujet que celui-ci essaye de rétablir de la logique, du sens, afin d’être sûr qu’il n’est pas fou. Quand on aime, on passe son temps à interroger l’autre pour déchiffrer la place que l’on occupe en lui. Et cette façon que l’on a de réclamer à l’autre des signes de son amour prouve que l’on aime. »

La formule de Cocteau devrait donc être complétée : il n’y a, en réalité, ni amour ni preuves d’amour ; il n’y a que des demandes de preuves d’amour. C’est lorsque nous ne pouvons plus vivre sans réclamer à l’autre des signes de son amour que nous savons, à coup sûr, que nous aimons.

Le trouble du corps
Et puis il y a le corps. Un corps impatient, un corps qui attend l’aimé, qui réclame sa voix, son regard, sa présence. Pour Catherine, elle est là, la preuve : « Quand j’aime, l’autre me manque. Que je sois au travail, au cinéma ou en train de discuter avec une amie, l’aimé me revient par bouffées dans la tête, et je ressens son absence. C’est une tension qui ne se relâche que lorsqu’il apparaît. »

Chantal Thomas (auteur de “Comment supporter sa liberté”, Rivages, 2000), philosophe et écrivain, renchérit : « Je sais que j’aime quand le monde acquiert une sorte d’éclat, de relief suraigu beaucoup plus captivant que dans les autres moments de la vie. Par exemple, pour moi qui aime me promener, il y a dans ces moments-là une sorte de rehaussement de tout ce que je vois, non pas parce que j’irais ensuite raconter à la personne aimée ma promenade, mais par le simple fait que cette personne existe. Cela me met sexuellement, intellectuellement, émotionnellement dans un état où tout est plus intense. »

Plus que la raison, ce serait donc notre corps qui nous renseignerait sur le sentiment d’amour, par la façon dont l’aimé l’habite même lorsqu’il est absent, et par la manière particulière que nous avons, en sa présence, d’être réceptifs à ses gestes, ses attitudes, ses expressions, son odeur, son grain de peau.

Le manque
Ce sont d’ailleurs ces mêmes détails qui, un jour, nous révèlent notre désamour. Inès se souvient de ce matin où elle est entrée dans la cuisine alors que son mari prenait son petit déjeuner. « Sa façon de tenir sa tartine, les mots qu’il disait, l’odeur qu’il dégageait m’indisposaient. Exaspérée, j’ai levé les yeux au ciel, mais quand j’ai surpris le regard de ma fille sur moi, j’ai eu honte. J’ai su qu’elle venait de comprendre, au même instant que je le comprenais moi-même et sans que j’aie besoin de prononcer le moindre mot, que je n’aimais plus mon mari. »

Pour Inès, le corps de son mari était devenu « de trop ». Or, aimer, c’est rechercher l’autre, puisque lui seul nous permet de nous sentir complet. « Ce que l’on recherche dans l’amour, c’est quelque chose qui nous manque sans que l’on sache ce qui nous manque, explique Alain Guy. Mais l’autre, par sa seule présence, a ce don de nous apporter une plénitude qui nous rend léger, transporté, aérien.

Le destin de l’être humain est de vivre dans un manque existentiel impossible à combler, et pourtant, aimer, c’est, malgré tout, demander à l’autre quelque chose qu’il n’a pas, mais que sa présence vient combler quand même. Raison pour laquelle Lacan disait : “Aimer, c’est donner ce que l’on n’a pas.” »

Le mystère
A quoi sait-on que l’on aime ? Peut-être vaut-il mieux, justement, ne pas le savoir, comme nous l’enseigne le mythe de Psyché. Cette héroïne de la mythologie grecque partage avec le dieu Eros des nuits enflammées. La seule condition que pose celui-ci à leur amour est que la jeune femme ne cherchera jamais à le voir. « S’il ne veut pas se montrer c’est probablement parce que c’est un monstre », soufflent à son oreille les sœurs de Psyché. Aussi, une nuit où il s’est endormi, Psyché se lève, va quérir une lampe et éclaire Eros. Le dieu de l’amour se révèle alors si beau que la jeune femme en tremble et qu’une goutte d’huile brûlante tombe sur le corps de son amant, qui se réveille et s’enfuit. Psyché paye donc la connaissance acquise par la disparition de l’amour, ce leurre délicieux qu’il faut se garder de trop interroger car, à vouloir le maîtriser par la pensée, on risque de le voir s’envoler.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est cette chose surgie d’on ne sait où, qui vient représenter on ne sait quoi, un presque rien qui peut, pourtant, faire basculer notre vie. « Certaines personnes perdent régulièrement leurs clefs, d’autres se foulent la cheville ou le poignet, d’autres encore ont des accidents de voiture à répétition sans pour autant interroger la nature de ces actes, reprend Alain Guy. Eh bien, l’amour est un peu l’équivalent d’un acte manqué, au sens où on peut le vivre cinq ans, dix ans ou toute une vie sans jamais l’interroger. »

Françoise Dolto, à qui Willy Barral (In “Françoise Dolto : c’est la parole qui fait vivre” de Willy Barral, Gallimard, 1999) demandait pourquoi les époux – même passionnément amoureux – voyaient souvent leur désir sexuel s’amenuiser au fil des années, donnait cette superbe réponse : « C’est tout simplement qu’ils font trop souvent l’amour, mais sans s’en rendre compte, la nuit, quand ils dorment ensemble. […] On ne communique jamais autant que la nuit à travers nos inconscients qui se libèrent. »

Milan Kundera ne dit pas autre chose lorsqu’il parle, dans “L’Insoutenable Légèreté de l’être” (Gallimard, 1989), du bonheur que représente le sommeil à deux : « L’amour ne se manifeste pas par le désir de faire l’amour (ce désir s’applique à une multitude de femmes), mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu’une seule femme). »

RAPHAEL DELPARD :
“La Minute où l’on tombe amoureux”
La minute où l’on tombe amoureux est frappée au coin du mystère. L’essayiste Raphaël Delpard a eu la bonne idée de raconter ces instants « où s’allume l’étincelle qui embrase cœur et raison » (1). Pour cette exploration, il a mêlé témoignages et fictions.

Nicole entre dans un amphithéâtre bondé et aperçoit un jeune homme au milieu de la foule. Une voix dans sa tête martèle : « C’est lui ! C’est lui ! » Deux ans après, elle l’épouse.

Dans un restaurant de Brazzaville, Kim se dit, en découvrant son voisin de table : « Tiens, c’est le genre d’homme qui me plairait ! » Dans l’avion qui la ramène en France, elle se retrouve assise à côté de lui. Ils tombent amoureux. Des histoires fascinantes, car toutes, ou presque, sont à la frontière de l’irrationnel.

(Valérie Colin-Simard)

1- “La Minute où l’on tombe amoureux” de Raphaël Delpard (Page après page, sortie courant janvier).

MICRO-TROTTOIR :
Confidences d’amoureux
Un beau jour, leur cœur a fait boum. Parce que c’était elle, parce que c’était lui. Ils ont 30 ou 60 ans, et se souviennent encore avec le même émoi de leur première fois.

• Karine, 27 ans
« Récemment, on s’est retrouvés après une séparation. Quand je me suis sentie à nouveau contre lui, bien et heureuse, j’ai compris que je ne voulais plus le perdre, que c’était lui et pas un autre. »

• Bruno, 29 ans
« J’ai cessé d’un coup de regarder les autres filles, je ne voulais plaire qu’à elle, ne voir qu’elle. Elle devenait ma raison de vivre. Quand elle n’est pas là, rien ne vaut le coup ! »

•Séverine, 26 ans
« Depuis que nous sommes ensemble, tout est facile. Je ne me pose pas de questions, je me sens toujours bien, j’ai envie de parler, de sortir, de tout. Et surtout, de me marier avec lui. D’ailleurs, la date est fixée ! »

• Jean-Christophe, 32 ans
« Avant Séverine, j’étais un grand solitaire, fuyant tout engagement. Avec elle, j’ai découvert que l’on pouvait vivre ensemble et être heureux comme jamais avant. »

• Martine, 47 ans
« J’ai su que je l’aimais lorsqu’il m’a demandé de rester dormir chez lui. J’ai appelé mes parents pour leur demander l’autorisation. J’ai eu l’audace et l’envie de le faire. Une première ! »

• Jacques, 56 ans
« Quatre ans avant de pouvoir l’embrasser ! Moi qui, d’une manière générale, ne suis pas du tout têtu ni patient, c’était forcément la preuve que je l’aimais. »

• Martine, 36 ans
« A une période où je n’étais pas très bien, il a été le premier à me faire rire. Ç’a été comme un coup d’air frais dans ma vie. Je ne pouvais plus m’en passer. »

• Patrick, 34 ans
« La voir suffisait à me rendre bien. Oui, c’est comme ça que j’ai su que je l’aimais : quand elle s’est imposée comme le morceau du puzzle qui me manquait pour bien vivre. »

• Aurélia, 27 ans
« Quand j’ai découvert que lui aussi était fan du “Guiness des records” de 1982, je me suis dit : “C’est pas possible ! Il se souvient que l’homme le plus grand du monde fait 2 m 72 ! Ce type-là est merveilleux, il est fait pour moi !” »

• Julien, 30 ans
« Je me suis rendu compte que j’aimais en elle des comportements que je ne supportais pas chez d’autres. Tous ses défauts se transforment en qualités. »

• Caroline, 40 ans
« Le déclic : un voyage que l’on a fait peu de temps après notre rencontre. Passer dix mois ensemble et ne garder que de bons souvenirs m’a fait comprendre que je l’aimais. »

• Thomas, 44 ans
« Elle m’a épaté par son indépendance, sa confiance en elle, sa joie de vivre. Je suis littéralement tombé amoureux de tout ce qu’elle était. Et je le reste, vingt-deux ans après. »

• Christina, 26 ans
« Quand on s’est rencontrés, j’étais très jeune, insouciante et toujours en vadrouille. Lui, acceptait tout de moi. Sa patience m’a appris qu’il était quelqu’un d’exceptionnel et que je l’aimais. »

• Laurent, 31 ans
« Chaque fois qu’elle repartait aux Etats-Unis, j’étais malheureux, je ne pensais qu’à ça. J’ai fini par me dire : “Pas de doute, je suis accro !” »

• Magali, 35 ans
« Il y a eu plusieurs étapes. Le premier regard d’abord : une espèce de certitude qui m’est tombée dessus. Puis la façon qu’il a eue de m’écouter, de me parler. Je me suis dit : “J’ai rencontré quelqu’un.” »

• Vladimir, 33 ans
« Il n’y a pas d’explication rationnelle. Ç’a à voir avec l’âme ; dès que je l’ai aperçue, je me suis senti lié à elle. C’était comme l’expression d’une liberté ; elle me rendait compte du pouvoir de la vie. »

• Aneley, 28 ans
« Il me rend heureuse, satisfaite, confiante. C’est quelque chose de nouveau que j’ai ressenti, très vite, et qui se développe depuis. »

• Ferdinand, 29 ans
« Après notre rencontre, j’ai eu un sentiment de force, de joie, d’énergie supplémentaire. Un truc qui nous fait dire : “C’est à elle que je le dois.” On le sait très vite, peut-être dès le premier regard. »

• Claudine, 61 ans
« Un coup de foudre de gamine de 16 ans. Dès que l’on s’est vus, on est entrés en fusion ! C’était l’amour passion, irrationnel, déraisonnable. »

• Daniel, 62 ans
« La première fois que je l’ai vue, en classe, je l’ai trouvée sublime ! Impossible de me contrôler. Le jour où je lui ai pris la main, mon cœur prêt à exploser, je me suis dit : “Y a rien à faire, tu l’aimes.” C’était il y a quarante-cinq ans. »

• Linda, 59 ans
« Nous avions la même façon de considérer la vie. Il me parlait d’art avec passion, je pensais : “Nous sommes faits pour vivre ensemble, seul cet homme peut me comprendre et me rendre heureuse.” »

• Jack 62 ans
« Nous nous fréquentions depuis quelque temps et j’ai failli la perdre parce qu’un autre s’intéressait à elle. J’ai réalisé que je ne pourrais vivre sans elle. Je lui ai envoyé des roses et l’on ne s’est plus quittés. »

• Pascaline, 23 ans
« J’ai “oublié” de regarder les autres garçons. Ça m’a étonnée. Aujourd’hui, je ne vois que lui. »

• Hervé, 25 ans
« Dans la rue, je me suis soudain mis à penser à elle. Et j’ai voulu lui faire des cadeaux, la sentir à mes côtés. Elle me manquait. C’est là que je me suis rendu compte de ce que je ressentais pour elle et qui était plus fort qu’avec d’autres filles avant. »

(Propos recueillis par Anne-Laure Gannac)

14 janvier 2009

Confiance en l'autre

Croire dans un amour plus grand

Une image qui parle :

Chacun est en haut d'une tour faite de désir de savoir et d'orgueil.

Quand on se parle du haut d'une tour, c'est pour s'envoyer des flèches, des a-priori, des non-dialogues.

Le vrai dialogue et plus encore le pardon, c'est descendre de sa tour, monter un instant dans la tour de l'autre, revenir en bas de sa tour et humblement décider de (re)faire alliance...

Pardonner, c'est un faire un don parfait (par-don, bonjour le boulot :-). C'est d'abord accepter de descendre de sa tour d'ivoire, arrêter de considérer l'autre comme la source de tous nos malheurs, consentir à sa part de responsabilité, accepter pour un temps de se rendre compte de ce que l'autre pense, désire, subit...

Faire confiance, c'est s'exposer...

L'union des coeurs et des corps en paix et en sérénité se bâtit sur la confiance que l'on peut avoir en l'autre.

La confiance s'exprime notamment dans la mise à nu du corps et du coeur. Se dénuder devant l'autre, au sens propre et au sens figuré, c'est exposer son visage, donner son coeur et son corps dans l'espérance d'un retour.

On peut rêver que l'autre ou nous même soient toujours dignes de cette confiance.

Mais nous sommes confrontés à nos fragilités et nos égoismes. Est-ce alors une voie sans issue?

Pas du tout, si justement on accepte d'être vrai et de demander à l'autre de nous aider.

Dire à l'autre : "j'ai besoin de toi - tu me connais - aide moi" c'est permettre à l'autre de nous aimer tel que nous sommes et manifester une confiance en lui. C'est lui permettre à lui aussi d'être vrai, avec ses fragilités.

Finalement, ce qui brise la confiance, ce ne sont pas nos fragilités. (celles-ci finalement nous rapprochent les uns des autres - nous nous découvrons frères en humanité), mais c'est la suffisance et le jugement, la condamnation.

Les chrétiens ont un texte qui exprime cela très fort: le lavement des pieds des disciples par Jésus.

Humblement, Jésus lave les pieds de ses disciples, lui qui est pourtant le Seigneur et le maître, et il leur dit "ce que je vous demande c'est de vous laver les pieds les uns les autres" - de vous découvrir et de vous laisser soigner par les autres.

Les chrétiens fondent donc leur confiance non pas sur le fait qu'ils seraient plus forts que les autres, plus capables d'être fidèles , mais sur cette certitude que le Christ et des frères pourront toujours les aider, les soigner, plus leur permettre d'accéder au véritable amour, s'ils l'acceptent. Entre époux, chacun a cette mission d'être un peu le Christ pour l'autre... peu à peu, ils apprennent à s'aimer non plus sous condition que l'autre ne nous décoive pas, mais gratuitement, jusqu'à donner sa vie pour l'autre.

Sommes nous capables de nous laver les pieds l'un de l'autre ?   

Faire confiance, se dénuder, s'exposer, c'est un peu se mettre à genou devant l'humanité de l'autre. Cet appel à un au-delà d'une nature humaine souvent tiraillée et blessée fonde l'espoir d'une alliance qui dure, d'un engagement véritable.

03 janvier 2009

L'amour de ma vie

La plus belle déclaration d'amour que j'ai reçue de ma vie.
Le destin fera son oeuvre, il choisira, nous choisirons, mais il est certain que des évidences s'imposent depuis que j'ai rencontré cette fille : elle m'a appris le verbe AIMER, nous avons vécu un Amour certes atypique au sens des "bien-pensants" mais il fut immense, inimaginable, merveilleux tout simplement.
Elle est et restera l'Amour de ma vie, qu'elle soit là ou pas, c'est ainsi.


"Such is life" furent les dernières paroles de l'Australien Ned Kelly.


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18 novembre 2008

De belles histoires d'amour où les obstacles n'ont aucune importance...


Extraits du Coeur des Hommes 2
envoyé par koalabzh

09 novembre 2008

On me dit qu'il y a des amours impossibles… Jacques Salomé

Jacques_Salom_Il n'y a pas d'amours impossibles, du moins je n'en connais point. Il n'y a que des amours contrariés et violentés par des tiers, des règlements ou encore interdits par des tabous. Et ils sont plus nombreux qu'on ne peut l'imaginer. Des amours entravés par des peurs, dévoyées par des leurres, ballottés par des vents contraires. Freinés par des obstacles réels ou fantasmés, barrés par des écueils que l'on imagine pour soi, pour l'autre… Oui, il y en a beaucoup.

Il n'y a pas d'amours impossibles, car c'est justement l'une des grandes forces de l'amour d'être porteur d'une telle énergie. Il est capable de traverser beaucoup de difficultés, de s'opposer à des dangers sans noms, de vaincre toutes les oppositions ou de dépasser toutes les entraves. C'est vrai qu'il y a des amours fragilisées par le doute, blessées par des contradictions, dévoyées par des croyances ou encore assassinées par des certitudes erronées. C'est vrai qu'il y aussi des amours qui dérangent, qui inquiètent un entourage, menacent des proches qui vont se jeter dessus pour les déchiqueter. Des amours qui vont réveiller d'anciennes blessures mal cicatrisées et faire reculer, empêcher la rencontre avec un bonheur possible.

Il y a des obstacles, non au sentiment amoureux, mais à sa réalisation, à son épanouissement, et certains sont plus infranchissables que d'autres. Ceux en particulier qui relèvent d'une croyance religieuse, d'un parti pris politique, culturel… Des décisions prises à un niveau abstrait, aveugle ou collectif, et donc inaccessible, sur lesquelles l'individu n'a pas de prise. Aimer un soldat allemand en pleine Occupation est possible. Ce qui sera difficile, c'est d'aimer dans la sérénité, dans l'abandon et cette relation comportera des risques importants, en particulier pour la femme. Beaucoup de femmes (pourquoi seulement des femmes ?) ont payé cher le fait d'avoir transgressé cette impossibilité. Être professeur de français dans le midi de la France et aimer un Touareg rencontré lors d'un seul voyage au Hoggar, se voir ensuite trois semaines par an durant quinze ans… Depuis dix ans, attendre que l'Algérie cesse de se déchirer pour pouvoir revoir à nouveau son amour. C'est difficile, mais cela reste encore possible… Aimer une femme musulmane et vouloir construire sa vie avec elle, quand le père fait obstacle et demande à l'homme de se convertir, d'entrer dans ses croyances. Aimer une juive quand on est palestinien, une chinoise quand on vit au Yémen… n'est pas facile, mais nombreux sont ceux qui se sont confrontés à ces difficultés et les ont traversés.

L'âge, c'est-à-dire le décalage des âges entre l'un et l'autre, est parfois avancé, pour justifier les hésitations, pour se donner un alibi pour ne pas oser vivre un amour. Mais l'âge n'est pas un obstacle insurmontable pour ceux qui découvrent la réciprocité d'un sentiment. Le seul amour qui ne peut se vivre est l'amour incestueux, avec l'interdit d'avoir une relation sexuelle. Je me rappelle de cet homme déchiré, qui me disait avoir retrouvé sa sœur qu'il n'avait pas connu à l'âge de trente ans, et dont il était devenue profondément amoureux, sans pouvoir se défaire de ce sentiment.

Il n'y a donc pas d'amours impossibles, mais seulement des relations amoureuses qui paraissent impossibles Mais face à cela, nous connaissons tous des histoires d'amour qui avaient contre elles toutes les forces contraires de l'univers, qui auraient dû être impossibles et qui cependant ont pu se vivre et même durer au-delà de tous les interdits, de tous les empêchements. L'amour, outre qu'il est porteur d'une énergie rare, recèle quelques-uns des mystères de la vie qui lui donne une puissance inouïe dont la force nous émerveille  sans nous surprendre quand nous en sommes les bénéficiaires.

30 octobre 2008

Sans ton sourire, que ferais-je du matin?

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